vendredi 31 octobre 2014

CHÂTEAU DE DAGSBOURG

LE CHÂTEAU DE DAGSBOURG (57) :

RASÉ JUSQU’À LA DERNIÈRE PIERRE

SITUATION

Le château de DAGSBOURG s'élevait au sommet du rocher de DABO à 664 mètres d'altitude, sur la commune du même nom.

HISTOIRE

L'on ignore à quelle date fut fondée cette forteresse par les comtes de DABO descendant directs des ETICHONIDES. Par mariage, la famille prendra le nom de DABO-EGUISHEIM vers 924. Ils demeurent au château de DURRENSTEIN (57) – (voir ce nom). Brunon de DABO-EGUISHEIM, futur évêque de TOUL puis pape sous le nom de LEON IX voit le jour soit au DURRENSTEIN, soit au DAGSBOURG. Une troisième hypothèse venue d'Alsace et non vérifiable le fait naître au château d'EGUISHEIM (68) – (voir ce nom).
C'est HUGUES VII qui unifie les comtés de DABO et d'EGUISHEIM en 1080. Il entre en lutte contre les HOHENSTAUFFEN et l'évêque de STRASBOURG, lequel attiré au château par ruse y sera assassiné...


Les comtes de DABO 


En 1089 les DABO-EGUISHEIM s'éteignent. Le château passe aux comtes de METZ.

On attribue la reconstruction du DAGSBOURG au XII° siècle à HUGUES IX de METZ. Gertrude de DABO-EGUISHEIM dernière représentante de la lignée épousera Simon de LINANGE. Une très longue guerre féodale commençait. Les margraves de BADE, LINANGE, l'évêque de STRASBOURG et l'abbesse d'ANDLAU revendiquaient la place. L'évêque de STRASBOURG Berthold DE TECK obtient le château suite d'un arbitrage mené par le pape GREGOIRE IX le 4 mars 1227. Cette décision de plut pas à Jean d'APREMONT évêque de METZ qui assiégea la place habitée par Simon de LINANGE jusqu'au 29 août 1227. Lassé par ce conflit sans issue, des négociations amènent Simon de LINANGE à épouser Élisabeth d'APREMONT et à rendre hommage au prélat messin. L'évêque de STRASBOURG va réagir et assiégera lui aussi le château sans succès. En 1339 un accord définitif était conclus entre les divers protagonistes. Le comté était démembré , mais Simon conservait le château. Emich VII de LINANGE se mis au service du roi de France LOUIS XII en lutte contre l'empereur MAXIMILIEN. Ce denier vainqueur à NORAVE fit confisquer les biens des LINANGE. Ayant retrouvé ses propriété Emich s’adonnera au brigandage, enlevant et emprisonnant au DAGSBOURG bourgeois et voyageurs sans que personne ne puisse faire cesser la situation. Le château était imprenable. Les LINANGE conserveront le château jusqu'au XVII° siècle.



Le sires de LINANGE-DABO-WESTERBOURG


La guerre de Trente-Ans épargna la forteresse, mais en 1672 la guerre des Pays-Bas sonnait le glas du château. Le DAGSBOURG servait de repaire à des bandes de partisans qui auraient dérobé l'argenterie du duc de CREQUI. LOUVOIS ordonna de prendre la forteresse. Le 8 mars 1677 400 fantassins et 100 cavaliers assiègent le DAGSBOURG défendu par quelques garde-chasse et paysans. Une mine est creusée sans succès. Les assiégés jettent alors une chèvre morte sur leurs assaillants. L'animal porte un fuseau entre les pattes et l'on peut y lire «  QUAND CETTE CHÈVRE FILERA, DABO SE RENDRA » . MONCLAR fait alors venir sur place deux canons pour bombarder le château qui se rendra le 12 mars. Le château est investi par les français. Le maréchal de CREQUI désire faire réparer les dommages causés alors que MONCLAR veut raser la place. Finalement le 13 novembre 1679, les bâtiments sont livrés aux explosifs et entièrement rasés. Les comtes de LINANGE allèrent se réfugier en Allemagne. Le 10 juin 1793 les biens de la famille étaient saisis.

Une première chapelle dédiée à SAINT-LEON (le pape LEON IX) fut érigée au sommet du rocher au XIX° siècle. Elle fut rasée en 1889 pour faire place à l'actuel édifice.

Aujourd'hui le rocher est une propriété communale.

ÉTAT DES LIEUX

De l'ancien château ne subsiste que la rampe d'accès au sommet du rocher et le puits. Les restes d'un mur de la basse cour ont été englobés récemment dans la construction d'un édicule.

ACCÈS

Une route même au pied du rocher d'où la vue est exceptionnelle. L'accès est payant.


VUES DU SITE



Croquis du site en 1980




Reconstitution du DAGSBOURG (collection personnelle)





Le rocher de DABO (à droite) vu du château du GRAND OCHSENSTEIN  (67) en 1981





Vue du rocher




côté Nord




Rampe d'accès




Début de la rampe d'accès




demi-tour




partie sommitale




Intérieur de la chapelle




Le clocher




Vue prise du sommet du clocher




Vers la Lorraine




Côté Ouest




Le puits du château

CHÂTEAU D'AUTIGNY LA TOUR

LE CHÂTEAU D'AUTIGNY LA TOUR (88) :


POSSESSION DE LA FAMILLE DU CHÂTELET


SITUATION


Le château d'AUTIGNY LA TOUR s’élève au sud du village, sur la commune de même nom.


HISTOIRE


Le château d'AUTIGNY LA TOUR est le troisième château de la vallée du VAIR dans la suite de REMOVILLE et d' HARCHECHAMPS.
Tout comme les deux précités, il est éleva par Thierry d'ENFER, fils du duc de Lorraine FERRY Ier dit DE BITCHE vers la fin du XIII° siècle. Tout comme ces deux voisins, il passe à la famille DU CHÂTELET. En 1358 Jean DU CHÂTELET qui est chanoine de MAYENCE affranchit quelques serfs. La place passe ensuite à la famille de MAULEON de BASTIDE, puis aux sires de GONDRECOURT. Sous le règne du duc CHARLES III ( 1545 – 1608 ) AUTIGNY est considéré comme de toute importance. Le roi STANISLAS élève les terres d'AUTIGNY en comté le 10 février 1757. Dès 1748, l'ancien château est rasé, puis reconstruit avec un parc de deux hectares et jardins à la française alimentés par un canal de dérivation du VAIR.

Le château est classé Monument Historique en 1991.


ETAT ACTUEL


Le château du XVIII° siècle est toujours habité. Seules les tours carrées flanquant la porterie présentent encore un caractère vaguement médiéval.


ACCÈS



Quitter le CD 3 qui relie GIRONCOURT-SUR-VRAINE à SOULOSSE-SOUS-SAINT-ELOPHE et après les virages dominant ARCHECHAMPS se diriger vers AUTIGNY LA TOUR. Le château est visitable en été à certaines dates.


VUES DU SITE


Vue générale



Le château au début du XX° siècle (collection particulière)



L'entrée



Vue Sud-Est




Vue des jardins (carte postale des années 1960)

CHÂTEAU D'OLLWILLER

LE CHÂTEAU D'OLLWILLER (68) :


DEVENU DOMAINE VITICOLE


SITUATION

Le château d'OLLWILLER s’élève au pied des Vosges sur la commune de WUENHEIM (68) à environ 320 mètres d'altitude.

HISTOIRE

Érigé vers 1250, le château est propriété des comtes de FERRETTE qui le vendent en 1260 au chevalier Conrad WALDNER de GUEBWILER dépendant de l'évêque de STRASBOURG. Le château passa ensuite à l'abbaye de MURBACH. Au XVII° siècle les WALDNER, qui auparavant étaient des mercenaires tout à tour pour l’empereur, les villes Suisses et la République de Mulhouse, passent au service du roi de France LOUIS XIV. Christian Frédéric Dagobert DE WALDNER est élevé au rang de comte français par le roi LOUIS XV. De 1751 à 1752, il détruit le château ancestral et le remplace par la construction baroque actuelle. Le roi LOUIS XV y séjournera. La famille WALDNER est expulsée durant la Révolution.


Jacques Gabriel GROS, industriel l'acquiert en 1825 et le transforme en ferme modèle qui deviendra une école d'agriculture en 1849. Le 21 décembre 1915 le château est anéantit lors des combats pour le VIEIL-ARMAND victime des tirs d'artillerie français. Il sera relevé en 1925 et deviendra une exploitation viticole appartenant toujours à la famille GROS. La domaine est l'un des trois seuls en Alsace a pouvoir vendre son vin sous le nom de « château ». Dans la nuit du 8 au 9 mai 2011 la partie la plus ancienne du monument est ravagée par un incendie.

Le château d' OLLWILLER est privé et ne se visite pas.


VUES DU SITE




Vue générale prise en 1972




Le château au lendemain de la première guerre mondiale
(collection particulière)




Le château vers 1930 (collection particulière)

mercredi 29 octobre 2014

CHÂTEAU DE VOID

LE CHÂTEAU DE VOID (55) :

DES SIÈGES A RÉPÉTITION

SITUATION

Le château de VOID s'élève au centre du village de VOID-VACON (55).

HISTOIRE

C'est sous le règne de DAGOBERT Ier en 627 que l'évêque de TOUL reçoit en fief la terre de VOID alors appelée NOVENTIUM. Un château y est édifié. Au VII° siècle, c'est un palais royal possédant un atelier de frappe de monnaies. Au début du IX° siècle, la forteresse est occupée sans autorisation par des comtes dont l'histoire n'a pas retenu le nom. CHARLEMAGNE fait établir une charte afin que l'évêque de TOUL rentre en possession de son bien. L'empereur aurait même séjourné au château...

Le château actuel voit le jour en 1011 mais dès 1037 il subit une attaque et les destructions du comte de TROYES qui tente de s'en emparer. Relevé au XII° siècle, VOID est habité par le prévôt Gautier ROUCEL. Un nommé Hugues de REYNEL incendie la cité de VOID. Il sera excommunié en 1171. Les comtes de BAR se voient confier la forteresse en 1226.
Vers 1350 le château est reconstruit. En 1372 il subit un autre siège mené par Pierre de BAR-PIERREFORT. En 1378, nouveau siège mené par Robert Ier de BAR. Il y mit fin contre argent versé par le duc de LUXEMBOURG. Amé Ier de SARREBRUCK, damoiseau de COMMERCY  (55) tente à nouveau de s'emparer du château en 1385.

En 1400 on refait la porterie et en 1438 la tour de la lanterne endommagée par les divers sièges. La tour aux pigeons est érigée en 1439. Le roi de France CHARLES VII ordonne la prise de la place en 1440. Tout au long du XV° siècle le château va subir des modernisations.

Le chapitre de la cathédrale de TOUL cède la forteresse au roi de France HENRI II qui la transforme en caserne et y adapte l'artillerie.

De 1648 à 1653 la Fronde fait rage, des conjurés se réfugient dans la place avant d'en être chassés suite à un siège de cinq jours mené par le maréchal Henri II de la FERTE SENNETERRE.

La château va échapper aux destructions de la guerre de trente Ans, il était encore intact en 1726.

Vendu comme bien de la Nation lors de la Révolution, il est partagé entre plusieurs propriétaire et en partie livré aux démolisseurs.

Après un abandon de plusieurs siècle, les ruines sont achetées par un couple d' enseignants nancéiens en 1996. Depuis, les propriétaires restaurent par eux même le site qui est visitable sur rendez-vous

ETAT ACTUEL

Le château présentait le plan habituel en carré des châteaux de Lorraine. Il en subsiste la porte fortifiée dite tour d' audience, la tour des pigeons et une partie des remparts entourés d'un fossé. Ces vestiges représentent à peine un quart du château d'origine.

ACCÈS


Au centre du village s'engager sous les halles pour gagner la tour d' audience. La visite extérieure des ruines est libre.

VUES DU SITE


Croquis des ruines




reconstitution




Sous les halles on aperçoit la tour d'audience




La tour d'audience, porte forte du château




traces du mécanisme actionnant le pont levis




La canonnière dite "au lion" et la tour aux pigeons





Dans la tour. Au fond la halle de marché couvert




Bel hôtel renaissance au débouché de la porte




Coté Sud de la tour d'audience




Le chemin de ronde




Une bretèche




La tour aux pigeons coté Nord




Face Ouest de la tour aux pigeons




Face Sud des fortifications

CHÂTEAU D' ISENBOURG

LE CHÂTEAU D' ISENBOURG (68) :


UN CHÂTEAU HANTE ?


C'est du moins ce que le tradition locale en dit bien qu'aujourd'hui il serve de cadre à une hostellerie de luxe...

SITUATION


Le château d'ISENBOURG domine à 225 mètres d'altitude la ville de ROUFFACH (68).


HISTOIRE


Ce serait le plus ancien château d'Alsace puisque cité au VII° siècle comme possession de l'évêque de STRASBOURG SAINT-ARBOGAST. Il reçoit le château directement du roi mérovingien DAGOBERT Ier en récompense de la guérison miraculeuse de son fils SIGEBERT. Au VIII° siècle c'était une demeure occasionnelle pour les rois d'Austrasie.
Remanié fortement aux XI° et XII° siècle, le château est tenu par un bailli de l'évêque de STRASBOURG. L'histoire de la ville de ROUFFACH et du château sont intimement liées. En 1198 Philippe de SOUABE en lutte contre l'évêque ravage la ville et le château. Plus tard, nouveau siège mené par le comte de FERRETTE en lutte contre Albert de HABSBOURG et l'empereur Adolphe de NASSAU.
Lors de la guerre de Cent Ans les troupes d'Enguerrand de COUCY sèment la désolation, puis en 1444 c'est au tour des Armagnac du futur roi de France LOUIS XI de sévir.

De 1475 à 1477, le château sert de résidence au duc de Lorraine RENE Ier ( le roi René) dépossédé de ses biens par CHARLES LE TEMERAIRE.
En 1501 épidémie de peste qui se déclare à nouveau en 1594, puis en 1629...

En 1612, l'archiduc LEOPOLD V va ériger un nouveau château de style renaissance. Les travaux s’achèveront en 1626.
Lors de la guerre de Trente Ans, tous les belligérants ont tout à tour occupé la place. En 1632 les troupes françaises commandées par Achille de MANICAMP endommage le château. En 1664 l'évêque Egon de FURSTENBERG fait restauré le palais, mais en 1787 celui-ci présentait à nouveau un état déplorable.

Vendu comme bien de la Nation en 1792, il est entièrement rasé en 1822 et remplacé par l'édifice actuel en 1885 pour le comte d'un viticulteur qui utilisa les caves originales du château pour y entreposer son vin.

Longtemps fermé, on le dit hanté par je ne sait quel fantôme quand en 1980, il est transformé en hôtel-restaurant.

ETAT ACTUEL

De l'ancienne forteresse ne subsistent que les caves voûtées et de rares vestiges de circonvallations. Les bases d'une tour féodale subsistent sur le parking du restaurant.


VUES DU SITE



Illustration ancienne du château d'ISENBOURG et de la ville de ROUFFACH




Le château au début du XX° siècle(collection particulière)




ISENBOURG actuellement

CHÂTEAU DE VAUCOULEURS

LE CHÂTEAU DE VAUCOULEURS (55) :


IL ÉTAIT PLUS VASTE QUE LA CITE DE CARCASSONNE

C'était un colossal ensemble comprenant le château et l'enceinte de la cité, le tout représentant un ensemble de fortifications médiéval plus vaste que la cité de CARCASSONNE (11).




SITUATION




Le château de VAUCOULEUR domine la ville du même nom. ses principaux vestiges sont désignés par la direction sites historiques.

HISTOIRE

Élevé en 1026 par Étienne de VAUX, le château est bâtit sur une terre de l'abbaye Notre-Dame de LAON. Place sous la suzeraineté du comte de CHAMPAGNE EUDES II. VAUCOULEURS est l'enjeu d'un conflit territorial entre le duc de Lorraine, celui de Champagne, l'abbé de LANGRES et l’évêque de TOUL Brunon ( le futur pape LEON IX). Ce dernier échouera dans sa tentative de s'emparer de la forteresse défendue par le comte de REYNEL et le seigneur de LAFAUCHE (voir ce nom).

En 1167 le roi de France LOUIS VII y rencontre l'empereur FREDERIC BARBEROUSSE.
L’évêque de TOUL UDON parviendra à s'emparer du château et le détruira en 1056.
Relevé entre 1059 et 1081, le nouveau château est confié aux seigneurs de JOINVILLE. VAUCOULEURS deviendra une enclave Française entre Champagne et Lorraine confié à la responsabilité d'un bailli. Une chapelle castrale y est édifiée.

En 1341, le château est occupé par Geoffroy de NANCY. Dès 1346 des bandes de soudards anglais, ou bourguignons transitent par VAUCOULEURS semant misère et désolation...

En 1367 le traite de VAUCOULEURS rédigé au château de GOMBERVAUX (voir ce nom) est signé entre le roi de France CHARLES V accompagné de son connétable Bertrand DU GUESCLIN, JEAN Ier, duc de Lorraine et Robert Ier duc de BAR. Ce document vise à éradiquer les exactions des grandes bandes. En 1370 la peste s’abat...

Le plus célèbre bailli sera Robert de BEAUDRICOURT, issu de la famille occupant le château du même nom (88). Il est fils de Liébaut de BAUDRICOURT qui est chambellan du roi de France. Il est nommé capitaine de VAUCOULEURS en 1415. Le 2 juillet 1431 il est présent dans l'armée du duc le Lorraine RENE 1er Il s'enfuira du champ de bataille...

En 1429 il reçoit JEANNE D'ARC. Après l'avoir prise pour une illuminée et renvoyée chez son père avec consigne de bien la corriger, il va l'armer et lui procurer une escorte. Celle-ci, après s'être recueillie dans la chapelle du château se mettra en route le 23 février 1429 pour rejoindre le futur CHARLES VII en empruntant la PORTE DE FRANCE. A cette époque VAUCOULEURS restait la seule portion du territoire français non envahie par l'Anglais.

En 1544 la ville de VAUCOULEURS dont les imposantes murailles sont communes avec celles du château est assiégée par les troupes de CHARLES QUINT. Le château est pris démantelée, mais restauré peu après.

Le 23 janvier 1792, la forteresse est vendue comme bien de la Nation. Dès Avril elle est démolie et exploitée comme carrière de pierre.

La porte de France actuelle n'est pas celle d'origine, mais une copie miniature édifiée en 1733 sur son emplacement supposé.

En 1890 l'on décide de la construction d'un monument frisant la mégalomanie. Les travaux sont dirigés par Paul BOESWILLWALD. Il est prévu d'édifier quatre énormes piliers devant supporter chacun les quatre pattes du cheval devant constituer une colossale statue de la Pucelle. Dans ce projet, la chapelle castrale devait être démolie. Une action est entreprise auprès de l'évêque de VERDUN pour classer le site Monument Historique et faire cesser ces travaux dévastateurs dont il subsiste les vestiges constituant une verrue pour laquelle aucune explication n'est donnée au visiteur.

Nouvelle agression en 1923 lors de l'édification d'une nouvelle chapelle sur l'emplacement de la chapelle d'origine qui disparaîtra.

Les vestiges du château et de l'enceinte furent sauvés in extremis par l'action d'Henri BATAILLE.

Le site de VAUCOULEURS est classé Monument Historique le 8 août 1893, ce qui n'a nullement sauvé la chapelle d'origine...

ETAT ACTUEL

Il reste une motte en friches marquant le cœur du château et divers vestiges, la chapelle qui n'est pas d'origine et une copie de la porte de France. La tour du Roi et celle des Anglais ( propriétés privées) ainsi que l'église fortifiée sont eux des restes de la fortification urbaine.

ACCÈS


Le site du château et de la porte de France sont bien indiqués. L'on y accède en véhicule.


VUES DU SITE



Au début du XX° siècle des vestiges épart du château étaient encore visible et dominés par
le projet avorté du monument.




Les piliers du "monument"




La chapelle castrale transformée en habitation




Autre aspect de la chapelle originale




Autre vue du site castral




Une tour vestige de l'enceinte urbaine vers 1890




La tour des Anglais vers 1960
 ( tous documents issus de collections particulières)




Le site du château exhumé par Monsieur BATAILLE est redevenu une jungle




Au cœur du château




Vestige principal




Vers la ville




Vue d'ensemble




Chœur de la chapelle ordinairement fermée dans un but de préservation des vols et dégradations




Le tilleul contemporain de Jeanne D'Arc




Façade de la nouvelle chapelle




Nef de la nouvelle chapelle




Chapelle, tilleul et fausse porte de france




La fausse porte de France, la base du monument et diverses murailles




Vue côté Sud




Vue Sud-Est




L'immonde verrue




La tour des Anglais en 2014