mercredi 27 août 2014

CHÂTEAU DE LAFAUCHE

LE CHÂTEAU DE LAFAUCHE (52) :

FORTERESSE DES MARCHES DE LORRAINE

SITUATION

Le château de LAFAUCHE se trouve sur la commune du même nom à quelques kilomètres de LIFFOL-LE-GRAND (88).

HISTOIRE

Mentionné en 1158, ce château est habité par Hugues de LAFAUCHE, chevalier banneret du roi de France PHILIPPE-AUGUSTE sous suzeraineté du sire de JOINVILLE. Il est le fondateur de l'abbaye de MORIMOND (52).
Le 6 janvier 1362, le château subit un siège mené Humbert de BULGNEVILLE motivé par la succession de la famille de LAFAUCHE.
Humbert bien que victorieux devra renoncer au château. Au XV° siècle la place échoit à la famille de VAUDEMONT. C'est Jean de VERGY qui entreprend la modernisation du château vers 1446. A l'instinction, des VERGY Le château sera alors partagé entre plusieurs familles : BAUDRICOURT, LUXEMBOURG. Jean de BAUDRICOURT est le fils de Robert, celui qui a armé JEANNE d'ARC. Ce châtelain va transformé le château pour l'artillerie. A cette époque la porte des Griffons porte les armes le LORRAINE, mais le château est aussi sous l'autorité des rois de France depuis CHARLES VI le FOL en 1409.

Le château passera à Jean d' AMBOISE puis à Antoine de CLERMONT.
En 1580 LAFAUCHE est pris par les troupes du roi HENRI II lors des guerres de religion. En 1582 la place est donnée à Anne de JOYEUSE,
Marguerite de LORRAINE en héritera . Elle est petite fille du duc de Lorraine ANTOINE. Elle se mariera à Antoine de LUXEMBOURG en 1599. La château va encore changer plusieurs fois d'occupant ; Hyacinthe de LIGNE (1684), famille de CROZAT de THIERS (1793). C'est elle qui édifiera un nouveau corps de logis aujourd'hui disparu.

Le château est vendu comme bien d'émigré à la Révolution. Il sera exploité comme carrière de pierres jusqu'au XIX° siècle. En 1900, le logis avait encore son toit. En juillet 1926 Julien POLTI, architecte des Monuments Historiques prend le château sous sa protection. Il sera inscrit comme Monument Historique le 4 février 1927. Propriété de la famille ROTHEA, la ruine est rachetée en 1983 par la commune de LAFAUCHE. Une association est créée pour la restauration des lieux .
Il faut déplorer la destruction des restes du logis de 1740 effectuée en 1988, un choix aujourd'hui regretté...

ETAT DES LIEUX

Il subsiste 9 des dix tours, l'enceinte extérieure dont l'état de dégradation s’accroît quant on la suit vers l'ouest, un impressionnant fossé, la porte de LORRAINE, une citerne et la butte où s'élevait le donjon qui a entièrement disparu. Du logis XVIII° siècle il ne subsiste que deux tas de pierres.

ACCÈS



A PREZ SOUS LAFAUCHE, prendre la direction de LAFAUCHE. Le château domine le village. Les ruines sont libres d'accès.


VUES DU SITE


Reconstitution


Plan du château


Dans ce petit pavillon proche de l'entrée, vivaient dans les années 1980 deux marginaux qui tentaient d’extorquer un droit d'entrée aux visiteurs...


Abords du château


La porte de Lorraine


Intérieur de la porte de Lorraine


Tour CROZET de THIERS


Tour Jean de BAUDRICOURT


Tour Anne de JOYEUSE


Tour Hugues de LAFAUCHE


Tour CROZET de BROGLIE, rempart et tour Victor de BROGLIE


Abords de la porte de France


Tour BEAUFREMONT VERGY



Tour ROTHEA


Tour Jean Ier


Tour Françoise d'AMBOISE


Enceinte Nord


Le fossé large de 24 mètres


Vue intérieure de la tour CROZAT de THIERS


La butte du donjon


La porte du Griffon


Mur sud de la porte du Griffon


Mur nord de la porte du Griffon


La haute cour


La citerne


Pierres du logis XVIII° siècle


Vers la haute cour


Poste de tir

lundi 25 août 2014

CHATEAU DE LANGENSTEIN

LE CHATEAU DE LANGENSTEIN (54) :

PROPRIÉTÉ DES COMTES DE SALM

SITUATION

Le château de LANGENSTEIN est le plus connu des quatre châteaux situés sur la commune de PIERRE-PERCÉE. Il s'élève au dessus du village à 495 mètres d'altitude.

Il est aussi connu sous les noms de SALM-PIERRE-PERCEE, PETRAE PERFORATAE ou encore LANGSTEIN et est communément appelé 
CHÂTEAU DE PIERRE-PERCÉE.

HISTOIRE

Au XI° siècle le château est connu sous le nom de LONGUISCASTRO. Il est tenu par Adalbert, frère cadet du comte Gérard d'Alsace (DABO-EGUISHEIM) nommé ducs de Lorraine par l'Empereur HENRI III. Le 11 novembre 1048 Adalbert est tué à la bataille de Thuin par Godefroy le Barbu. Sa fille Mathilde épouse FOLMAR IV, comte de METZ, celui-ci fonde la famille de LANGENSTEIN. Godefroy de LANGENSTEIN épouse Agnès de BAR vers 1100. Celle-ci veuve en 1110 se remarie avec Hermann II de SALM, un noble venu du LUXEMBOURG BELGE. Il est la souche des familles de SALM en VOSGES et de SALM-SALM. Il installe la capitale du comté à BADONVILLERS. En 1138, un puits profond de trente mètres au diamètre de 2,20 est creusé dans la roche. Le nom de LANGENSTEIN disparaît au profit de celui de PIERRE-PERCÉE.

En 1134, HERMANN II participe à la guerre entre le duc de Lorraine SIMON Ier le GROS et son beau frère, l'évêque de METZ THIERRY DE BAR. Celui fait alors ériger trois châteaux autour du LANGENSTEIN afin de faire capituler HERMANN II :

LE DAMEGALLE
L'ORTOMONT
et la CHATEAU DE LA ROCHE DES CORBEAUX ( les trois autres châteaux de PIERRE-PERCEE).

HERMANN II est tué devant la ville de FROUARD (54), son château tombe entre les mains de l'évêque de METZ. HERMANN III de SALM est tué dans le conflit, c'est sont fils HENRI Ier qui héritera du château. Henri IV de SALM sera contraint de vendre ses deux châteaux en 1258, l'autre étant le SALM-SUPÉRIEUR construit au dessus de GRANDFONTAINE (67), car il connaît des déboires financiers. L'évêque Jacques de METZ achète des deux places. LANGENSTEIN sera occupé par les Chevaliers du TEMPLE jusqu'à la suppression de leur ordre. La place deviendra ensuite une simple caserne. De 1564 à 1634, le château connait divers travaux de modernisation.

En 1636, le château est assiégé par les troupes de Bernard de SAXE-WEIMAR, c'est la fin de la forteresse qui va dès lors être exploitée comme carrière de pierres. En 1883, le mur Sud-Est du donjon s'est effondré. C'est en 1906 que la municipalité prend conscience de l'intérêt des ruines. Le donjon est consolidé. C'est de cette époque que date le cerclage en fer du donjon. La première Guerre Mondiale n'épargnera pas le château.

C’est aujourd'hui une propriété de l'Etat, gérée par l'O.N.F. Une importante campagne de restauration a été entreprise en 1973. La ruine est classée Monument Historique depuis le 21 septembre 1981.

ETAT ACTUEL

Outre l'entrée monumentale, il subsiste un donjon carré de 14 mètres de hauteur aux murs épais de 4,70 à la base pour 1 mètres au sommet. Il reste diverses bases de bâtiments visibles depuis le pied du rocher. Sur l'esplanade sommitale on découvre le puits qui a encore 4 mètres de profondeur, un bastion Est et sous une cage grillagée, on pouvait encore voir il y a peu les vestiges d'un carrelage médiéval qui depuis a été complètement disloqué par la végétation.

ACCÈS



Traverser le village en direction de BADONVILLERS. Un petit parking indiquant « LE CHÂTEAU » est aménagé. Après cinq minutes de marche au pied du rocher, l'on atteint l'escalier d'entrée du château.



VUES DU SITE




Croquis des lieux




Vue ancienne





Gravures du XIX° siècle (collections personnelle)




Le château sur une affiche ferroviaire de la Compagnie de l'EST




Vue générale des ruines façade Sud





Extrémité Est du rocher, accès à la grande faille



roche de gré




Intérieur de la grande faille




Vestiges de murailles




Le rocher




Mur accroché dans le vide




Les restes des constructions s'accrochent au rocher





Base de tour





Reste de construction




Entrée du château




Travaux de fouilles et de restauration en 1973




Façade Est du donjon




Trou d'accès au donjon




Une baie romane et l'un des cerclages du début du XX° siècle




Angle Nord-Ouest du donjon




Côté Ouest du château




Mur du logis




Élévation sur le donjon




Le donjon vu du belvédère




Intérieur sud du donjon




Intérieur Est du donjon




Le puits. En face la côte d'ORTOMONT




L'escalier d'accès au bastion Est




Le bastion Est




Le bastion Est, la faille sécurisée et au loin le château de DAMEGALLE




Esplanade




Le lac de PIERRE-PERCÉE vu du belvédère du château