mardi 8 novembre 2016

ABBAYE DE STURZELBRONN

L'ABBAYE DE STURZELBRONN (57):





NÉCROPOLE DES DUCS DE LORRAINE


SITUATION

L'abbaye de STURZELBRONN (57), se trouvait sur la commune du même nom. Elle occupait l'emplacement le l'actuelle église paroissiale a 271 mètres d'altitude.


HISTOIRE


La légende dit qu'en 1134 l'abbé Bernard de CITEAUX (21), futur Saint-Bernard serait passé dans la région qu'il trouva à son goût au point qu'il se décida d'y fonder une abbaye. La construction fut financée par le duc de Lorraine SIMON 1er. L'édification du monastère débuta en 1135 et dès 1136 douze moines cisterciens s'y établirent sous l'autorité du premier abbé nommé OLTIBIUS.
Le duc SIMON 1er mourut en 1139. il fut inhumer dans la nouvelle abbaye qui deviendra pour un temps le lieu de sépulture des ducs de lorraine. Outre Simon 1er , l'abbaye recevra les dépouilles des ducs Mathieu 1ert en 1176, de Simon II en1205, de FERRY 1er en 1206, de FERRY II en 1213 et MATHIEU II en 1251, de THIEBAUD 1er (1220) et de son épouse Gertrude de DABO en 1225...

En 1525, les paysans en révolte dits RUSTAUDS sont gagnés par la Réforme luthérienne. Il investissent l'abbaye et brûlent bibliothèque et archives.
L'abbaye est détruite entièrement en 1633 pendant la guerre de Trente ans, par les Suédois lors du siège du château de BITCHE. Seule la maisonnette du portier survivra à la destruction. Les soldats se livrent aux pillages aux massacres et aux viols. La famine et la peste complètent ces ravages de à tel point que la contrée fut totalement dépeuplé.

La reconstruction de l'abbaye s'effectue vers l'an 1700 sous l'autorité des abbés Fournier et Mahuet . Un bornage qui existe toujours en partie, est mis en place pour délimiter les limites territoriale du domaine abbatial. Sturzelbronn n'a jamais été très puissante. Elle ne créera aucune abbaye. En 1790 elle n’abrite plus que neuf religieux.

En 1791 les biens de l'abbaye furent placés sous séquestre. Il ne restait plus qu'un seul religieux le père Joseph-Wendelin Anthon. Celui-ci refusa de prêter serment et pris la fuite. A compter du 31 mars 1791 les biens abbatiaux furent vendus aux enchères. L'horloge fut acquise par le ville de BITCHE, les orgues allèrent à SARRELOUIS (D), et les boiseries du chœurs furent remontées dans l'église abbatiale de NEUWILLER-LES-SAVERNE (67) - voir ce nom.




L'abbaye de STURZELBRONN
 
Les bâtiments furent vendus en 1796 à deux bourgeois respectivement domiciliés à SARREGUEMINES et METZ . Les travaux de destruction allèrent bon train et l'église abbatiale disparu en 1807.
Le grand portail sera relevé de ses ruines au cours du 18ème siècle afin de symboliser l’ancienne puissance de l’Abbaye. A la fin du XIX° siècle, une plaque commémorative en allemand fut posées contre un rocher faisant face au site de l'abbaye. Une statue de Saint Bernard de CITEAUX, est érigée en 1935 pour commémorer le 800ème anniversaire de la fondation de STURZELBRONN.



ÉTAT ACTUEL

Seule la porte reconstituée de l'abbaye subsiste.


ACCÈS

Traverser le village de STURZELBRONN le portail est en bordure de route.


VUES DU SITE



Vue générale vers 1930 (collection particulière)




Le portail




Plaque commémorative

vendredi 4 novembre 2016

EGLISE SAINT-ETIENNE DE SAINT-MIHIEL

L'EGLISE SAINT-ETIENNE DE SAINT-MIHIEL (55):

ELLE ABRITE LE CHEF D’ŒUVRE DE LIGIER-RICHIER

SITUATION

L'église SAINT-ETIENNE se trouve à l'Est du centre-ville de SAINT-MIHIEL. Il ne faut pas confondre cette église avec l'abbatiale SAINT-MICHEL.


HISTOIRE

SAINT-ETIENNE  fut jusqu'en 1791 la seule église paroissiale de la ville de SAINT-MIHIEL. Son origine remonte à l'an 709 quand elle est fondée par le comte austrasien WULFOAD. Elle est consacrée à Saint-Etienne en 1094.

SAINT-MIHIEL est alors une cité importante du comté de BAR. Elle dispose d'une abbaye (SAINT-MICHEL) et d'un château-fort. Une cour de justice est établie dans le chef-lieu du bailliage dit DES CENTS JOURS. 

Entre 1503 et 1545 l'église est modifiée grâce à un don du duc de lorraine ANTOINE LE BON.
  

Durant la révolution l'exercice du culte fut interdit jusqu'en 1802. Le clocher du XII° siècle menaçait ruine mais les travaux de restauration ne débutèrent qu'en 1823, supprimant en même temps la presque totalité de l'édifice d'origine. C'est de cette reconstruction que l'on doit l'aspect actuel de l'édifice. 

Entre 1914 et 1918 l'église fut convertie en temple protestant par les occupants allemands.

L'église est classée Monument Historique en 1907. 



LE SÉPULCRE


C'est au XVI° siècle que fut installé dans la nef de l'édifice le chef d'opeuvre du sculpteur meusien de la renaissance LIGIER-RICHIER. Les treize personnages du tableau représentés à grandeur nature ont été proposés au classement au titre des Monuments historiques dès 1840, mais n'ont été retenus qu'en 1862. Durant la Révolution les sculptures ont été cachés sous du foin mais l'humidité accumulée allait  avaient endommager...
 En 1914 un obus tomba sur l'église. le sépulcre fut recouvert de terre pour le protéger des dégâts de la guerre et des spoliations éventuelles de l'ennemi.
La sculpture a fait l'objet de l'émission d'un timbre-poste français en 1988.




LIGIER-RICHIER

Cet artiste majeur lorrain qui est à la sculpture de que Claude GELÉE est à la peinture et Jacques CALLOT à la gravure, est né vers l'an 1500 à SAINT-MIHIEL.

Le duc ANTOINE LE BON prend le sculpteur à son service. C'est à cette époque qu'il réalise la majeure partie de ses œuvres aujourd'hui visibles en plusieurs lieus de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle. parmi ces œuvres, le squelette de BAR-LE-DUC (voir ce nom). A cette même époque, LIGIER-RICHIER devient syndic de la ville de SAINT-MIHIEL.

Sous le règne du duc CHARLES III, LIGIER-RICHIER se convertit au protestantisme et adresse une pétition au monarque afin d'obtenir la liberté du culte. CHARLES III , beau-frère du roi de France HENRI II est un redoutable adversaire de la Réforme. Il rejette la supplique. LIGIER-RICHIER doit fuir la Lorraine en 1543 pour Genève (CH), ville où il meurt en 1567.



ÉTAT ACTUEL

L'église est en bon état. Le sépulcre a récemment été restauré. Il est visible dans une chapelle latérale de l'église, protégé derrière une forte grille.


ACCÈS

A SAINT-MIHIEL suivre la direction TOUL puis le fléchage "Sépulcre". Il n'y a pas de difficulté pour se stationner devant l'église.



VUES DU SITE




L'église d'origine (collection particulière)




L'église actuelle




Le chœur





Chapelle du sépulcre









Les sculptures vues de droite à gauche


lundi 31 octobre 2016

CHÂTEAU DE BIRKENFELS

LE CHÂTEAU DE BIRKENFELS (67):

PENDANT DU KAGENFELS

SITUATION

Le château de BIRKENFELS se trouve sur la commune d'OTTROTT, perdu dans la forêt du massif du Mont Sainte-Odile à 683 mètres d'altitude.


HISTOIRE

Les circonstances de l'érection de ce château sont analogues à celles qui ont permis à son voisin le KAGENFELS de voir le jour.

En 1246, c'est la période dite de l'interrègne. L'évêque de STRASBOURG s'appelle Henri de STAHLECK. Par un coup de main, il s'empare de la ville d'OBERNAI. Après sa victoire, il charge deux familles respectivement les KAGEN et les BEGER dédifier deux châteaux pour s'assurer de la sécurité de ses conquêtes: le KAGENFELS (voir ce nom) et le BIRKENFELS. Il est admis que les travaux de construction de ce dernier débuteront en 1260.



Les sires de BEGER


Rodolphe de HABSBOURG parvient à la dignité impériale en 1289. Les seigneurs de BEGER sont confirmés dans leurs droits sur le château de BIRKENFELS mais la promiscuité de la ville d'OBERNAI engendrera plusieurs querelles avec les châtelains.

Vers 1490 d'importants travaux sont réalisés au château. On y créé la basse cour et un châtelet d'entrée. La famille de BEGER s'éteint en 1532. L'empereur CHARLES QUINT confie la place à son chancelier Mathias HELD qui la vend à la famille JOHAM de STRASBOURG. Pourtant le château est abandonné à la fin du XVIème siècle.

Les nobles de MUNDOLSHEIM conserveront le château tombé en ruines jusqu'à la Révolution où elle sera vendue. Elle reviendra finalement à la ville d'OBERNAI.

Le château est classé monument Historique en 1984. Il va faire l'objet d'une très importante campagne de restauration.



ÉTAT ACTUEL

Les ruines de ce petit château sont majestueuses. Si l'enceinte externe et le châtelet d'entrée ont disparu, le palais offre de belles ouvertures de différents styles. On y accède par un pont volant reposant sur d'impressionnants piliers. On remarque les vestiges de latrines accrochées à la façade Nord.


ACCÈS

Après le couvent de Sainte-Odile, suivre la direction LE HOHWALD. Après le carrefour avec la route redescendant vesr la plaine d'Alsace, suivre la direction initiale jusqu'à un parking au lieu-dit "La Breitmatt". Y laisser la voiture et suivre le sentier balisé qui conduit en 20 minutes aux ruines. 


VUES DU SITE



Croquis des ruines ( réalisation personnelle)




Vue rapprochée du château depuis le parking du couvent du Mont Sainte-Odile




Le château en 1973




Vue générale en 2016




Ouvrage avancé




Donjon et façade Est en 1973




Même vue en 2016



Entrée de la basse-cour




Façade Nord




Latrines




Autre vue de la façade Nord




Coté Ouest du palais




Façade Sud et basse-cour




Pont volant d'accès au palais et l'un des piliers




Entrée du palais



Archère




Intérieur du poste d'un archer




intérieur de l'archère




Intérieur du donjon pentagonal



Intérieur du palais




Trou d'accès au donjon




Intérieur du palais angle Nord-Est




Intérieur coté Sud du palais